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1940: L'Exode commence

 
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Rappel historique
Mai-juin 1940 : exode d’une partie de la population haut-normande vers le Sud. Fin mai-début juin : évacuation, devant la menace allemande) de troupes franco-anglaises à Dunkerque vers l’Angleterre. 10 juin 1940 : pour retarder l’avance de l’armée allemande, les Havrais mettent le feu aux dépôts de la Compagnie Française de Raffinage et de la Compagnie Industrielle Maritime afin de priver l’ennemi de ressources pétrolières. Ce type d’action désespérée a été mené la veille à Rouen (dynamitage des ponts, incendie des docks), provoquant des nuages spectaculaires et une première ambiance de chaos. 11 juin 1940 : Yvetot détruite par les Allemands (25e Panzer régiment, commandé par Rommel). Heureusement les habitants ont déjà déserté le centre-ville. 18 juin 1940 : appel lancé, depuis Londres, à la Résistance par le général de Gaulle. 22 juin 1940 : signature de l’armistice, demandé par Pétain. Le Royaume-uni et son premier ministre Churchill refusent de signer la paix avec l’Allemagne. La France sombre dans une double faillite militaire et politique puisque le régime de Vichy tourne le dos à l’idéal républicain de Liberté, Egalité, Fraternité et collabore avec l’ennemi. Dans l’immédiat, beaucoup de réfugiés fuient devant les troupes ennemies. Au Havre, ils tentent de prendre la mer, mais plusieurs des bateaux dans lesquels ils embarquent seront coulés par l’ennemi, comme le cargo Niobé (près de 800 victimes). 28 juin 1940 : les Anglais reconnaissent de Gaulle comme chef des Français libre.
Film
Communion de Jacqueline
Réalisateur
Bignon Fernand
Année
05/1940
Format
8 mm, N&B, Muet
Lieu
Gisors
Thématique
Guerres
Résumé
C’est un film très émouvant. Si la musique additionnelle accentue ce sentiment, les images, de toute beauté, parlent d’elles-mêmes. Nous sommes le 19 mai 1940, à Gisors, et la jeune Jacqueline se prépare pour sa première communion. Sa mère l’aide à revêtir son aube, ses gants, son voile, tout est prêt pour faire de ce jour un événement. Mais l’événement est dans la rue, sous les fenêtres de la famille. Car dehors les Gisorsiens quittent la ville en nombre, en voiture, à bicyclette, à pied. C’est l’exode. Malgré tout, la famille de Jacqueline tente d’oublier la tragédie qui se déroule. C’est difficile. À l’église, les communiants ont du mal à montrer des visages radieux. Jacqueline elle-même esquisse sourire gêné devant le photographe officiel qui immortalise ce moment. À la fin du film, la réalité rattrape l’espoir. Trois semaines après la communion, Gisors a été bombardée. Les maisons, et l’église dans laquelle Jacqueline a confirmé sa croyance en Dieu, ont été détruites. Ce témoignage vaut plus que tous les mots d’historiens.
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À PROPOS DU CINÉASTE :

Bignon Fernand  (1888 – 1969)

Bignon Fernand (1888 – 1969)

Photographe professionnel, installé à Gisors (Eure) dans les années 30. D’abord apprenti horloger à Caen (Calvados), il s’initie à la photographie à la Société Caennaise de Photographie dont il devient membre en 1911.